En 2026, les énergies renouvelables représentent environ 35 % de la production mondiale d'électricité, contre seulement 21 % en 2015. Une progression spectaculaire portée par l'effondrement des coûts du solaire et de l'éolien. Voici un bilan complet par pays, par source et sur l'évolution depuis 2010.

La part des ENR dans la production mondiale d'électricité

  • 35 % de l'électricité mondiale est d'origine renouvelable en 2026 (contre 21 % en 2015).
  • L'hydraulique reste le premier contributeur avec 15–16 %, suivi par l'éolien (7 %) et le solaire (5 %).
  • En consommation finale totale (électricité + chaleur + transport), la part mondiale des ENR se situe autour de 20–22 %.
  • Objectif accord de Paris : atteindre la neutralité carbone en 2050, impliquant 70–80 % de renouvelables dans le mix électrique.

Évolution de la part des ENR dans le monde

AnnéePart ENR électricitéCapacité solaire (GW)Capacité éolienne (GW)
201020 %40 GW198 GW
201523 %230 GW433 GW
202029 %714 GW743 GW
2026 (est.)35 %2 000 GW1 300 GW
2030 (obj.)42–50 %4 500 GW2 000 GW

Les pays leaders dans le monde

  • Norvège : 98 % d'électricité hydraulique — le pays le plus vert d'Europe continentale.
  • Islande : 100 % ENR (hydraulique + géothermie).
  • Danemark : dépasse 50 % grâce à l'éolien — leader mondial en proportion de vent.
  • Suède : 65 % grâce au mix hydraulique, éolien et biomasse.
  • Allemagne : 55 % d'électricité renouvelable en 2026.
  • Espagne : dépasse 50 % grâce au solaire et à l'éolien.
  • France : 28 % — voir notre état des lieux des ENR en France.
  • Chine : premier installateur mondial (plus de 500 GW de solaire en 2026), mais part relative encore limitée à 32 % face à une consommation colossale.

Conclusion

La progression mondiale des ENR est spectaculaire et irréversible. Le solaire et l'éolien sont désormais les sources d'électricité les moins chères dans la majorité du monde. Pour contribuer et bénéficier personnellement de cette transition, consultez les avantages des ENR pour les particuliers et notre guide complet des énergies renouvelables.

Les 10 pays leaders des ENR en 2026 : le classement mondial

PaysPart ENR électricitéCapacité installéeChampion technologique
🇮🇸 Islande99 %3,5 GWGéothermie, hydraulique
🇳🇴 Norvège97 %40 GWHydraulique
🇧🇷 Brésil88 %190 GWHydraulique + éolien
🇩🇰 Danemark84 %12 GWÉolien offshore
🇺🇾 Uruguay98 %5 GWÉolien, solaire
🇵🇹 Portugal71 %22 GWHydraulique + éolien
🇩🇪 Allemagne62 %280 GWÉolien + solaire
🇨🇳 Chine35 %1 600 GWSolaire, éolien, hydraulique
🇺🇸 États-Unis23 %470 GWÉolien terrestre, solaire
🇮🇳 Inde22 %210 GWSolaire, éolien

Source : IRENA, REN21 Global Status Report 2026. La Chine représente à elle seule 40 % des nouvelles capacités ENR installées dans le monde chaque année.

L'effondrement des coûts solaires : la révolution silencieuse

Le coût de l'énergie solaire photovoltaïque a chuté de 90 % entre 2010 et 2026. C'est l'une des baisses de prix les plus rapides jamais enregistrées pour une technologie énergétique. Cette évolution transforme radicalement les décisions d'investissement :

  • 2010 : coût moyen du solaire = 350 €/MWh (électricité produite). Rentable uniquement avec des subventions massives.
  • 2020 : coût moyen = 50 €/MWh. Le solaire dépasse le gaz en compétitivité dans la plupart des zones ensoleillées.
  • 2026 : coût moyen mondial = 25-35 €/MWh. Le solaire est l'énergie la moins chère à produire dans l'histoire de l'humanité pour les nouvelles capacités.

Cette courbe d'apprentissage suit la loi de Swanson (analogue à la loi de Moore pour les processeurs) : chaque doublement de la capacité installée mondiale réduit le coût des panneaux de 20 %. Avec des GW supplémentaires installés chaque mois, la baisse continue.

Les défis de la prochaine décennie : au-delà des 50 % d'ENR

Dépasser 50 % d'ENR variable dans un mix électrique pose des défis techniques que les pays pionniers commencent à affronter :

  • Le problème du "duck curve" : à midi, la production solaire dépasse la demande. En fin de journée, les centrales thermiques doivent monter en charge très rapidement. Ce profil en "canard" (duck curve) stresse les réseaux électriques et nécessite du stockage ou des effacements de consommation.
  • Le stockage longue durée : les batteries lithium stockent quelques heures. Pour les creux de production de plusieurs jours (anticyclone hivernal = peu de soleil et de vent), il faut du stockage saisonnier. L'hydrogène vert et les stations de pompage hydraulique (STEP) sont les candidates les plus sérieuses.
  • Le coût de la flexibilité : les consommateurs et les industriels qui acceptent de moduler leur consommation en temps réel (effacement) seront rémunérés. C'est un marché en pleine structuration en Europe — les véhicules électriques en V2G (vehicle to grid) y joueront un rôle central dès 2027-2028.